dict -d freedict-queb-fra

Par Ras', le 31 mars 20153 commentaire(s)Lire la suite

C'est marrant quand tu parles québécois. Enfin c'est un peu un langage de décérébré, mais c'est drôle.
Ça c'est le genre de chose qu'on peut entendre de la part des (esty de) français, mais devinez quoi :



D'abord parce que le québécois n'est au final pas si loin du français qu'on voudrait nous le faire croire. Beaucoup d'expressions utilisées ici sont tout à fait correctes en français. Il y a bien sûr une couple d’expressions que l’on n’utilise pas ou peu en France, mais elles n’en sont pas moins correctes : alors rien ne sert de nous niaiser sur la manière dont on parle au Québec.
On capote toujours un peu au début mais pour avoir parlé avec de vieux québécois je sais qu’ils peuvent eux aussi avoir du mal à nous comprendre...
Certains mots ou expressions ne sont pas les mêmes ? L’accent n’est pas toujours facile à comprendre ? Deal with it, on a le même « problème » dans plein de régions de France.1 Et si je met « problème » entre guillemets c’est parce que ça n’en est pas un en réalité, je trouve ça même plutôt intéressant que chaque région francophone développe son identité, sa manière de s’exprimer.
Le point le plus important c’est qu’on peut trouver le québécois surprenant, parfois difficile à comprendre, et même trouver certaines expressions fun, mais c’n’est pas un problème. Il y a un problème quand ça vient avec des moqueries ou des remarques condescendantes. Et c’est pour cette raison que certains québécois n’aiment pas les esti d’français, parce que personne n’aime que quelqu’un vienne chez soi critiquer sa propre culture.


Un très bon Word Up battle de Filigrann

Il faut aussi penser que les québecois ont leurs expressions mais on a aussi les notres qui ne sont pas forcément plus « justifiées ». Chacune ont leur étymologie et leurs origines et je suis persuadé qu’il y a au moins autant de mots incompréhensibles au premier abord en français d’hexagone qu’en queb. Quant aux sacres, vous aurez facilement remarqué qu’ils sont différents, mais il ne me semble pas plus impoli ni ridicule de dire « crisse » que « putain ».
Au passage, un dernier conseil :


Ce qui rend mieux avec l’intonnation


1Si si, allez dans le nord de la France, ou dans le sud-est : vous verrez

Encore un voyage \o/
Ma pote Camille arrive ce soir, et dès demain on prends la route, yeah !


Camille, donc.

L'idée de ce trip c'est avant tout de profiter des magnifiques couleurs de l'automne au Québec. Car le Canada a certes un vrai hiver, mais aussi un vrai automne. C'n'est pas deux semaines de feuilles mortes et de paysages déprimants comme dans certains pays ; ici on a droit à une explosion de couleurs puisque chaque arbre, en bon québécois, revendique son indépendance1. Rouge, jaune, orange, vert, pâle, foncé, c'est du grand n'importe quoi il n'y a absolument aucune unité artistique, ce qui rend les paysages époustouflants.
L'automne au Canada est tellement impressionnant qu'il existe même des sites internet permettant de voir l'avancement de l'automne en fonction des régions, dingue. On peut voir qu'à Montréal ça commence à devenir intéressant, comme en témoigne cette photo que j'ai prise hier.



Cette virée de 600km à travers le Québec une infime partie du Québec nous amènera au bord du St Laurent, aux alentours de Tadoussac. Célèbre pour ses excursions sur le Saint Laurent à la recherche de baleines, nous allons bien sûr faire un tour sur l'eau. On n'a simplement pas encore décidé si on prenait un zodiac, un kayak, ou un autre type d'embarcations. Ça fait partie des choses qui s'improvisent selon l'envie.
Vendredi on prends la route vers l'Ouest, direction le lac St Jean. Élisabeth, Sam, et ma coloc Laura nous rejoindront là bas, profitant d'un week-end de trois jours puisque c'est l'Action de Grâce lundi. On s'est donc loué un chalet au bord de l'eau avec plage privée et tout ce qu'il faut pour être bien : on n'devrait pas être trop inquiets.


J'vous avait présenté Laura ?

Enfin, tandis que les enfants rentreront tranquillement à Montréal pour reprendre le boulot (ah ah, je rigole tant que je peux), nous prendrons deux jours de plus pour revenir sur Montréal, nous laissant un peu de temps pour traverser les Laurentides, la ville de Québec, de Trois Rivières, passer par le parc national de la Mauricie etc. Ça nous permettra peut-être de rencontrer quelques locaux, de voir à quoi ressemble le Québec en dehors de Montréal, puisqu'apparemment le clash entre Montréal et les provinces Québécoises est à peu près l'équivalent du clash Paris/province ; on verra bien.
Au total, un parcours de 1500km qui promet de nous en mettre plein les yeux, vivement demain :)

Pour finir, deux petites photos prises par mon hôte à Calgary, ça change de la qualité photo de mon natel !(promis à Tadoussac je prends aussi un vrai appareil photo avec moi, histoire d'avoir une bonne qualité d'image)




1 Ça va, t'as catché la joke ?

Step 6 - Marathon

Par Ras', le 13 septembre 20148 commentaire(s)Lire la suite

Dernière étape de mon périple à travers le Canada : Marathon.
J'ai choisi cette ville parce que j'aimais bien le nom et que c'était bien situé sur google maps ; je n'suis pas mécontent de mon choix :)



En arrivant à Marathon je n'savais fichtrement pas où j'allais bien pouvoir dormir ni ce que j'allais pouvoir faire : l'aventure totale. J'ai donc mis un pied à la pizzeria du coin de la rue (on ne s'attendrait pas à manger une si bonne pizza dans un bled si petit, vraiment) et demande innocemment au pizzaïolo s'il connaît un endroit pas cher pour dormir... Ce à quoi il me répond qu'il loue une chambre chez lui, qui s'est avérée bien moins chère que le marché et même carrément abordable, en fait. Une heure après mon arrivée j'étais donc repu et avait trouvé un toit pour la nuit (ainsi qu'un lit hyper confortable, un jacuzzi et un hôte très sympa bien que très bavard).
Je suis donc parti me balader dans les environs, sur la première route que j'ai trouvée, qui s'est rapidement avérée être un cul de sac... Donc j'ai continué pendant 2h sur la voie ferrée, ce qui donne des sensations particulières à mono mais qui valait franchement le coup vu les paysages. J'ai seulement passé 2h à me dire que si je croisais une bête sauvage il n'y aurait vraiment personne dans le coin pour m'aider, mais ça s'est bien passé apparemment ^^



Le lendemain j'ai fait de même, mais dans l'autre sens. J'ai pris une route qui partait vers l'ouest en longeant le lac, espérant trouver de chouettes endroits suffisamment tranquilles pour faire un plouf : ce que j'ai pu trouver aisément.
En résumé : deux journées bien stressantes pour terminer ce voyage.

Le surlendemain j'ai donc pris le bus pour les 24h de trajet qui concluront ce voyage, direction Montréal. Je me suis d'ailleurs rendu compte dans le bus qu'il était temps de rentrer. Ce voyage était absolument fantastique, je ne me suis pas ennuyé une minute, j'ai rencontré des gens géniaux, vu des paysages extraordinaires, fait du sport comme jamais, profité de chaque instant... Mais au bout de 18 jours intensifs ou l'on passe des heures à visiter (en roulant au moins 35km par jour), à ne pas dormir parce qu'on est soit au bar soit dans un bus au confort tout à fait relatif, à se demander tous les jours de quoi sera fait le lendemain... (non j'déconne ça je ne le faisais pas) ; au bout de 18 jours on a quand même envie de se poser un peu, de revenir chez soi. Je n'dis pas que l'on ne peut voyager plus longtemps que ça, mais ce genre de voyage très intensif trouve ses limites et si j'avais voulu continuer il m'aurait juste fallu un jour de repos.

Celà dit je n'doute pas que je le referai, au moins une fois.


Fin des vacances ! Il est temps de retourner à la maison :)

Step 5 - Winnipeg

Par Ras', le 08 septembre 20145 commentaire(s)Lire la suite

Dans le bus en partant de Banff, tous les gens à qui j'ai parlé m'ont dit "you're going to Winnipeg ? But whyyy ?"

J'ai senti un brin de désespoir dans leur voix.



En arrivant j'ai vite compris que cette ville n'était pas franchement exceptionnelle. En fait je lui donnerait 0,75 sur l'échelle du canard : c'est à dire que c'est mignon mais faudrait pas annuler ses vacances dans le Cotentin pour ça.
J'ai tout de même eu de la chance dans mon malheur puisque j'étais hébergé chez une couchsurfeuse super sympa, qui fait de super piña colada et écoute Still Dre à fond dans sa voiture : la classe. C'était d'ailleurs très chouette d'être motorisé à Winnipeg car la ville est très étalée mais aussi parce qu'il n'y a pas grand chose à y voir ; donc c'est pratique pour en sortir.



Le lendemain nous sommes donc parti faire une "randonnée" sur le Canadian Shield. J'utilise des guillemets pour randonné car niveau reliefs le Manitoba c'est un peu le Pays de la Loire du Canada ; on dira donc qu'on a fait une balade en forêt plutôt qu'une rando. En rentrant on a cuisiné un Chimichurri avec du boeuf que Susana a élevé dans une précédente vie (la meilleur viande qui m'ai été donné de goûter) avant de ressortir avec ses amis juger de la qualité des brasseries locales dans un petit bar de la Little Italy.
Un petit weekend festif en somme, avant de rejoindre ma dernière étape : Marathon.



Deux étapes en une car mon passage à Calgary fut bref.
Je vais tout de même essayer de résumer ;)




Calgary n'est pas une grande ville, en fait, ce qui est plutôt agréable. Je suis arrivé un dimanche matin dans cette petite ville déserte, sous un grand soleil, des conditions idéales pour visiter à une roue. Après avoir fait le tour de la ville et des environs, j'ai rencontré Emily (une couchsurfeuse qui sera mon hôte dans cette ville) qui m'emmène dans un parc naturel, à une heure de là car : "what [she] likes the most in Calgary is getting out of Calgary". On profite un moment du paysage avant de retourner au centre ville.



Le concert du soir était tout simplement génial. Les premières parties étaient plutôt fun avec un bon rythme et Sweatshop Union, malgré leur âge (premier album en 2000 ils ne sont plus tout jeunes) ont encore bien la patate. Emily à adoré aussi, ce qui m'a rendu un peu jaloux de n'pas être capable de comprendre les lyrics des chansons en anglais à la première écoute...
Courte journée le lendemain car la nuit fut longue, avant que je ne reprenne le bus pour Lake Louise.


Réveil sous la pluie à Lake Louise :'(

Malgré le temps degôlasse, j'enfourche ma monture pour rejoindre Banff, ce n'sont pas quelques gouttes de pluie qui vont m'arrêter et comme disait un compagnon de chambre "that's nature man, enjoy it regardless of its character". Et puis ce temps là permet d'apprécier certains paysages différemment. Cependant, après 60km de mono sous la pluie avec un sac d'une vingtaine de kilos, je n'était pas mécontent d'arriver à Banff !


Le lendemain, je renie ma flemme et remonte sur mon mono pour un ride de 70km direction Johnston Canyon. Un canyon aménagé pour les visites donc tout à fait abordable en mono, même en montée ("well, that's a way to get up there") mais surtout magnifique. La couleur turquoise de l'eau, identique à celle de Lake Louise la veille, les cascades et les roches surplombantes me donnaient envie de prendre des photos tous les 15 mètres, un régal. Il est fortement probable que je revienne un jour dans le parc naturel de Banff pour découvrir d'autres trésors comme celui là :)
Enfin, je reprends ce matin le bus pour un trajet de 23h vers ma prochaine destination : Winnipeg. See you soon !




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