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Par Ras', le 30 avril 201252 commentaire(s)Lire la suite

Dimanche, on a été visiter un peu Casa.
Quand je dis un peu c'est parce que Casa est immense, c'n'est pas pour rien si c'est la capitale économique du pays.

C'est une ville très vivante, qui ne s'arrête jamais. La circulation est folle et le nombre de piétons est impressionnant lui aussi (avec 9 millions de personnes dont 3.5 pour Casa seule, c'est facile aussi). Tout le monde traverse la rue n'importe comment et personne ne s'en soucie (il n'est pas rare de voir un gamin d'une douzaine d'années traverser l'autoroute), parce que tout est finalement très fluide. On en vient même à se demander si ça pourrait être autrement, ça perdrait en tout cas beaucoup de son charme.
Quand je suis en ville, j'aime bien me poser à une terrasse et regarder les gens ; et c'est super chouette de faire ça à Casa. D'une part parce que le thé à la menthe ou les jus de fruits sont super bons, d'autre part parce qu'il y a toujours du mouvement.

Casa c'est aussi une ville pleine de différences. On croise aussi bien des jeunes de mon âge en tenue de ville, accompagnés de filles en jupes, que d'hommes en djellaba ou de femmes voilées. Des charrettes tirées par des ânes se font klaxonner par les BM... Et c'est pareil pour l'architecture, il suffit de traverser un ou deux quartiers pour passer de maisons résidentielles à HLM puis tomber sur des bidonvilles, comme ici, à 500m de chez Youssef.


Mais les bidonvilles ont tout de même la parabole, hein



On a donc fait un tour d'abord dans le quartier chic de Casa, le Maarif, ou l'on trouve toutes les boutiques de marque et des buildings de luxe comme le Twin Center. Ici les rues sont propres et les pavés des trottoirs ne sont pas défoncés.
Puis on a fait un tour dans la vieille ville, la M'dina, centre d'un grand bazar où l'on peut acheter de tout et de rien. De toute façon, dans la rue, tout se vend : des sacs à dos, des chemises, des lunettes, des DVD de films gravés (u mad, hadopi ?) ou de la nourriture (amandes grillées, escargots, brochettes de kefta...) ; on s'est donc arrêté prendre un raib à la fraise (sorte de mélange entre le milk-shake et le yaourt, avec des fruits frais, strou bon).


A gauche l'horloge, au centre, près du tribunal ; à droite la M'dina


Puis, on est rentrés, et comme le frère de Youssef voulait nous cuisiner du makra (une spécialité d'ici, sorte de tajine de viande et de légumes), on est d'abord passé faire quelques courses. Dans la rue, des charrettes tirées par des ânes sont rangés côtes à côtes. On passe au milieu pour acheter nos vivres. On discute avec le vendeur, on choisit, on pèse tout ça sur la balance (à l'ancienne bien sûr), on négocie un peu le prix (normal ici, mais j'en parlerai plus tard), et l'affaire est conclue.
On repart de là, portés par les odeurs d'épices, de menthe, de persil et de coriandre fraiche.
La vie, la vraie.




Pardonnez la qualités des images, je n'ai que mon téléphone pour prendre des photos :\

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Par Ras', le 30 avril 201241 commentaire(s)Lire la suite

Plop !
Quelques posts pour présenter mon voyage au Maroc, ce que je vis, tout ça... J'n'ai ni le temps ni le courage de faire des articles vraiment construits, donc ce sera du narratif. N'en déplaise.

J'ai donc débarqué à Casa samedi, à l'aréoport Mohammed V. Un peu en touriste puisque la veille au soir je n'savais pas où j'allais dormir. Disons qu'un petit quiproquo a fait que le pote chez qui je devais aller à l'origine est actuellement à Londres.

Je pouvais toujours aller chez mon oncle ou encore chez papy, mais j'avais envie de visiter casa par moi même et avec des jeunes. J'ai donc trouvé un type pour m'héberger sur le site couchsurfing.


Youssef, mon hôte.


En arrivant on est allés directement rejoindre ses amis dans un café, pour papotter, se connaître un peu, et boire un thé un jus de fruit (jus de kiwis frais, raaaaah <3).
Puis on est sortis avec son frère et son coloc, directement immergé dans l'ambiance de Casa le samedi soir. En voguant dans les ruelles aux alentours du boulevard qui longe la côte, on croise des jeunes de notre âge, bien sapés, des filles aux jeans troués aux bras de mecs aux cols relevés. A quelques mètres de là, des enfants d'à peine une dizaine d'années dormant sous de vieilles couvertures, sur une plaque en béton au milieu d'un rond point, alors que leurs frères cherchent à mendier quelques dirhams...

Après avoir tourné un peu, on entre dans un bar ou il y a l'air d'avoir un concert sympa, et c'est le cas. La chanteuse reprend aussi bien de la Mano Negra que du Bob Marley ou du Metallica, sans oublier de me souhaiter la bienvenue.
Fin du concert, le bar ferme, on se décide à rentrer. Sur le chemin pour aller chercher un taxi, on croise 2 mariages. Au bord des quais les gens sont sortis de leurs voitures avec leurs instruments et dansent, à 3h du matin. En passant il est coutume de célébrer 2mn avec eux, montrer que l'on est content nous aussi.
Youssef habite à l'autre bout de Casa, du côté d'Ain Sebaa ("l'oeil du Lion" en français).
Il faut prendre 3 taxi pour s'y rendre.
Oui, trois.


A Casa il y a deux types de taxi, les petits taxis rouges, et les taxis blancs.
Les petits taxis rouges sont des taxis individuels, des 205 ou des R5 qui t'amènent ou tu veux, comme un taxi classique. A l'inverse, les taxi blancs sont des sortes de bus ; ils ne font qu'un trajet et prennent plusieurs voyageurs à la fois. On entre donc dans le taxi, puis d'autres personnes montent. On se retrouve finalement à 7 dans la Mercedes 240D, j'apprendrais plus tard qu'il est fréquent d'être à 7 dans un taxi blanc, ça a le mérite d'être convivial. Le taxi file et traverse la ville, longeant les rangées de palmiers ainsi que les feux rouges, eux aussi décoratifs. De toute façon, ici, on conduit au klaxon.

Enfin, on arrive chez mon hôte. Youssef vit avec son frère et un colocataire. A eux trois leur salaire atteint une moyenne de 5000 dirhams (500€, 2.5 fois le salaire minimum) pourtant on est loin du confort que je connais en France, ça me change de mes habitudes !

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