mplayer Degiheugi/*

Par Ras', le 26 août 201297 commentaire(s)Lire la suite

C'est assez difficile pour moi d'écrire cet article mais ce n'est pas ce qui explique cette absence de plusieurs mois. Cette longue période sans post s'explique juste par le fait que l'IRL, ça prend du temps.

Bref, s'il est difficile pour moi d'écrire cette note c'est que j'aimerai parler d'un artiste qui est de loin mon préféré. Du coup, étant un piètre critique musical, j'ai peur de de gâcher le truc et que vous passiez à côté de quelque chose...
D'un autre côté, ceux qui parlent le mieux d'un artiste sont ses morceaux et si vous me connaissez, ou du moins me cottoyez de temps en temps, je vous ai forcément fait écouter Degiheugi.



Degiheugi, donc, performe dans l'électro / hip-hop / abstract hip-hop, les gens sont forts pour classer les musiciens dans des cases, moi non ; puis je n'pense pas qu'on puisse le ranger si facilement, c'n'est pas plus mal ainsi. Avec aujourd'hui 4 albums à son actif (plus un disque de remix), on peut entendre de nombreux styles de musiques dans ses tracks. De plus, et c'est ce qui me marque le plus, il y a une évolution à chaque album, c'est ce qui fait que j'attends toujours le nouveau avec impatience.
Son premier opus, « Aquilon-lp.01 », est plutôt expérimental, un style très particulier qui risque de ne pas plaire à tout le monde. Mais on peut déjà apprécier le fait d'entendre quelque chose de nouveau, de plus frais, sans compter que certaines chansons laissent penser qu'il reste un gros potentiel à explorer.

C'est son second album, « Only after the show... », que je fais généralement écouter aux néophytes.
Son style plus calme et musical fait généralement mouche, bien que certains passages de drum&bass nous réveillent et nous rappellent que Degiheugi c'est avant tout de l'éclectisme. On y découvre certains featuring comme Ghostown ou l'Omelette que l'on retrouvera aussi dans « The Broken Symphony », son troisième opus dans lequel il progresse encore et continue de se démarquer par son style et par ses samples ; rien n'est classique, rien n'est facile, tout est original.
L'amateur de musique reconnaîtra les mélodies de grands artistes comme Ennio Morricone mais, encore une fois, remixées brillamment à sa sauce.



Pour sa dernière galette, DJEJ s'offre une superbe jaquette réalisée par son ami ice©ream


Nouvel album, nouvelle évolution : la voix. Alors que ses précédents albums étaient majoritairement tournés sur l'instrumental, une plétore de featuring viennent amener quelques lyrics sur les samples d' « Abstract Symposium ». Aucun doute quand au fait que cet album soit le plus abouti, les mix passant du jazz au hip-hop ou à l'électro, les voix collant parfaitement aux samples, rien n'est à redire et tout s'enchaine parfaitement bien ; on n'sait jamais à quoi s'attendre si ce n'est de la qualité. Certaines chansons1 rappellent le style de ses précédents albums mais s'essaye néanmoins à de nouveaux arrangements, qu'il réussit avec brio.

Pour finir, et comble de la perfection, les albums de Degiheugi sont téléchargeables librement et gratuitement ; parce que la musique n'est pas son métier mais « simplement » une passion qu'il veut partager avec le plus grand nombre et rendre accessible à tous.
Je n'suis pas du tout sur d'avoir été convaincant sur ma présentation mais une chose est sûr c'est que le prochain album sort prochainement et qu'il va tourner en boucle sur ma platine et dans ma voiture.
Vous êtes prévenus.



1Oui oui, le type se permet de sampler du Martin Luther King, mais on l'autorise et l'encourage même